Histoire mondiale

Qui était Barbe Noire, le vrai pirate des Caraïbes ?

Barbe Noire était un véritable pirate anglais, désigné dans les archives sous les noms d’Edward Teach ou d’Edward Thatch, qui sévissait dans les Caraïbes et le long de la côte atlantique de l’Amérique du Nord. L’épave de son navire apporte des preuves matérielles de son univers, mais son lieu de naissance, son trésor enfoui et le célèbre pavillon au squelette restent incertains.

10 min de lecture9 sourcesPublié le: 2 novembre 2026Dernière vérification: 2 novembre 2026
La rédaction de Köküne Kadar TVNotre politique en matière de sources
Qui était Barbe Noire, le vrai pirate des Caraïbes ?
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Qui était Barbe Noire, le vrai pirate des Caraïbes ?

Barbe Noire (Karasakal) était un véritable pirate anglais. Il sévissait dans les Caraïbes et le long de la côte atlantique de l’Amérique du Nord au début du XVIIIe siècle. Les archives le désignent sous les noms d’Edward Teach ou d’Edward Thatch. Son navire le plus connu était le Queen Anne’s Revenge, un navire négrier français capturé puis transformé en bâtiment pirate puissamment armé.

Pour comprendre Barbe Noire, commencez par ce navire et par sa courte carrière documentée. Le plus ancien document primaire le nommant, repéré dans les recherches de l’archéologue David Moore, date de l’été 1717. Le 22 novembre 1718, il trouvait la mort lors d’un combat à Ocracoke.

Son épaisse barbe noire lui a valu son surnom. La fumée renforçait l’effet. Selon la South Carolina Encyclopedia, il abordait les navires avec des mèches allumées dans la barbe et les cheveux. Il accentuait délibérément son apparence terrifiante.

D’où venait Barbe Noire ?

Barbe Noire était anglais, mais le récit habituel de sa naissance appelle à la prudence. Une naissance à Bristol vers 1680 reste une hypothèse. L’Oxford Dictionary of National Biography précise que son nom d’origine et son lieu de naissance ne sont pas établis avec certitude.

Ses débuts dans la piraterie se précisent aux Bahamas. On considère généralement qu’il a rejoint l’équipage de Benjamin Hornigold à New Providence vers 1716. Il appartenait donc à un groupe de pirates précis avant que son propre nom apparaisse dans le document conservé repéré par Moore.

À l’automne 1717, Barbe Noire commandait le Revenge, un voilier appartenant au pirate Stede Bonnet. Il a capturé 11 navires le long de la côte nord-américaine. Ces prises ont précédé l’acquisition du plus grand bâtiment qui allait devenir le Queen Anne’s Revenge.

Quel était le navire pirate de Barbe Noire ?

En novembre 1717, Barbe Noire a capturé La Concorde au large de la Martinique. C’était un navire négrier français. Il l’a rebaptisé Queen Anne’s Revenge et l’a équipé de 40 canons. Sous son commandement, le bâtiment transportait plus de 300 personnes.

L’identité antérieure du navire compte. Le Queen Anne’s Revenge est entré dans la carrière de Barbe Noire par la capture d’un bâtiment déjà engagé dans la traite esclavagiste. Des indices archéologiques ont ensuite contribué à relier l’épave située près de Beaufort Inlet à ce navire français.

En mai 1718, Barbe Noire a utilisé le Queen Anne’s Revenge et trois voiliers plus petits pour imposer un blocus à Charleston. Le blocus a duré environ une semaine. Pour libérer ses otages, il exigeait un coffre de médicaments. À leur arrivée, il a relâché les otages.

En juin 1718, le Queen Anne’s Revenge et l’Adventure se sont échoués sur un banc de sable dans le passage aujourd’hui appelé Beaufort Inlet, en Caroline du Nord. Les deux navires ont été abandonnés. Le témoin David Herriot a affirmé que l’échouement était volontaire. Le Queen Anne’s Revenge Project ne permet pas d’établir si cette accusation était fondée.

Qui faisait partie de l’équipage de Barbe Noire ?

Les hommes de Barbe Noire comprenaient des marins noirs et blancs. Selon le National Park Service, on y trouvait aussi d’anciens corsaires et des personnes prises sur des navires capturés. L’équipage réunissait donc des hommes d’origines diverses, arrivés à la piraterie par des parcours différents.

Une capture pouvait entraîner un enrôlement forcé. Lorsque La Concorde est tombée aux mains de Barbe Noire, 10 membres français de son équipage ont été contraints de rejoindre les pirates. Parmi eux figuraient trois chirurgiens, deux charpentiers et un cuisinier. Leurs métiers révèlent certaines des compétences pratiques présentes à bord du navire capturé.

Le nombre d’hommes qui suivaient Barbe Noire a varié. Le Queen Anne’s Revenge transportait plus de 300 personnes sous son commandement. En juin 1718, environ 30 hommes l’ont accompagné à Bath, alors capitale de la Caroline du Nord. Il y a prêté allégeance à la Couronne et obtenu une grâce royale.

À quoi ressemblait le pavillon de Barbe Noire ?

Un article de journal de 1718 décrit des pavillons noirs ornés de crânes et des pavillons rouges dans la flotte de Barbe Noire, lors d’une attaque contre le Protestant Caesar. C’est un témoignage de l’époque sur les pavillons associés à ses pirates.

L’image bien connue d’un squelette à cornes transperçant un cœur qui saigne a une autre histoire. Ce motif est apparu en 1912 comme pavillon pirate générique. Les documents de l’époque de Barbe Noire ne confirment aucun lien avec lui.

Si vous reconnaissez Barbe Noire grâce au squelette et au cœur, cette distinction compte. Les pavillons à crânes sont mentionnés dans un récit de 1718. La célèbre figure à cornes vient d’un motif publié plus tard, dont l’attribution à Barbe Noire reste à confirmer.

Où Barbe Noire est-il mort ?

Barbe Noire a passé une grande partie de ses cinq derniers mois autour d’Ocracoke. Il a mouillé l’Adventure dans la zone aujourd’hui appelée Teach’s Hole Channel. Ocracoke est aussi devenu le lieu de son dernier combat.

Le gouverneur de Virginie, Alexander Spotswood, a envoyé une force contre lui. Environ 60 hommes de la Royal Navy, commandés par le lieutenant Robert Maynard, ont attaqué à Ocracoke le 22 novembre 1718. Maynard avait caché la plupart de ses hommes sous le pont du Jane.

Barbe Noire et ses hommes sont montés à bord du Jane et sont tombés dans le piège de Maynard. Un combat rapproché a suivi. Barbe Noire a été tué. Les hommes de la marine ont estimé que son corps portait cinq blessures par balle de pistolet et environ 20 blessures à l’arme blanche.

Sa tête tranchée a été suspendue au beaupré du bateau de Maynard. Elle a ensuite été exposée sur un poteau en Virginie pour intimider les autres pirates. Cette exposition prolongeait le châtiment au-delà du combat lui-même.

Des paroles de défi attribuées à Barbe Noire figurent dans le récit de Charles Johnson de 1724. Elles ne bénéficient d’aucune confirmation indépendante et pourraient être un embellissement littéraire. Sa mort à Ocracoke est établie ; les dialogues qui lui sont associés demandent davantage de prudence.

A-t-on retrouvé le trésor de Barbe Noire ?

Les recherches menées le long de la côte est des États-Unis n’ont identifié aucune cache enfouie reliée avec certitude à Barbe Noire. Les récits d’or et d’argent dissimulés restent donc distincts d’une découverte avérée.

L’épave fournit des preuves matérielles que vous pouvez distinguer d’une affirmation sur un trésor enfoui. Une équipe de recherche d’Intersal a découvert les vestiges identifiés comme ceux du Queen Anne’s Revenge près de Beaufort Inlet le 21 novembre 1996. L’emplacement, des armes du début du XVIIIe siècle et une cloche en bronze datée de 1705 étayaient cette identification.

En 2015, 24 canons avaient été remontés de l’épave. Ces armes constituent d’importantes preuves matérielles provenant du navire. Elles relient aussi le site archéologique au bâtiment puissamment armé décrit dans la carrière de Barbe Noire.

De l’or a également été récupéré, mais les quantités comptent. Un article de l’East Carolina University publié en 2019 décrivait environ 14 000 grains d’or, pour un poids total d’environ une once. Ces minuscules grains constituent une découverte documentée, sans prouver l’existence d’un coffre enfoui.

Des détails que vous ne trouverez pas dans les guides

Les médicaments exigés à Charleston relient la piraterie de Barbe Noire aux besoins du quotidien. En mai 1718, l’obtention de ces fournitures est devenue la condition de la libération des otages.

Des marques sur l’étambot de l’épave ont aidé à établir l’identité du navire. Elles indiquaient le tirant d’eau selon le système de mesure français. Ces marques ont contribué à faire reconnaître en 2011 que les vestiges appartenaient à l’ancien navire négrier français La Concorde.

Des fragments de papier ont survécu dans la chambre d’un canon. Ils ont été identifiés comme des morceaux de la première édition du livre d’Edward Cooke paru en 1712, A Voyage to the South Sea, and Round the World.

Le mot « Hilo » a fourni un indice utile. Dans ce texte, il désignait Ilo, sur la côte péruvienne, et non Hawaï. Un petit nom de lieu a permis d’identifier des pages imprimées récupérées dans un canon de navire pirate.

Que révèle l’épave sur Barbe Noire et l’écrit ?

Le papier trouvé dans le canon provenait du livre imprimé de Cooke. Son identification relie une publication précise à l’épave du Queen Anne’s Revenge. Elle ne permet pas d’établir que Barbe Noire en a écrit les mots ou qu’il a personnellement lu ces pages.

Le supposé dernier discours de Barbe Noire pose un autre problème de preuve écrite. Le récit de Johnson de 1724 conserve les paroles qui lui sont attribuées, mais aucune confirmation indépendante n’existe. Les fragments imprimés et le récit ultérieur de ce discours étayent des affirmations historiques de nature différente.

Chronologie

  • Vers 1680 : Date de naissance proposée pour Barbe Noire, dans le cadre de l’hypothèse d’une naissance à Bristol. Son nom d’origine et son lieu de naissance restent incertains.
  • Vers 1716 : On considère généralement qu’il a rejoint Benjamin Hornigold à New Providence.
  • Été 1717 : Le plus ancien document primaire le nommant, repéré dans les recherches de David Moore, date de cette période.
  • Novembre 1717 : Il capture La Concorde et le rebaptise Queen Anne’s Revenge.
  • Mai 1718 : Sa flotte impose un blocus à Charleston pendant environ une semaine.
  • Juin 1718 : Le Queen Anne’s Revenge et l’Adventure s’échouent à Beaufort Inlet. Barbe Noire obtient aussi une grâce royale à Bath au cours de ce mois.
  • 22 novembre 1718 : Il meurt à Ocracoke en combattant les hommes de Maynard.
  • 21 novembre 1996 : L’épave identifiée comme celle du Queen Anne’s Revenge est découverte près de Beaufort Inlet.
  • 2011 : Les marques françaises de tirant d’eau contribuent à faire reconnaître l’identité de l’épave.

FAQ

Barbe Noire était-il son vrai nom ?

Barbe Noire était un surnom lié à son épaisse barbe noire. Les archives emploient Edward Teach et Edward Thatch, tandis que son nom d’origine reste incertain.

D’où venait Barbe Noire ?

Il était anglais. Une naissance à Bristol vers 1680 a été avancée, mais son lieu de naissance n’est pas établi avec certitude.

Barbe Noire utilisait-il le pavillon au squelette à cornes ?

Ce lien n’est pas confirmé. Le motif est apparu comme pavillon pirate générique en 1912. Un article de 1718 décrit plutôt des pavillons noirs ornés de crânes et des pavillons rouges dans sa flotte.

Quelqu’un a-t-il retrouvé le trésor enfoui de Barbe Noire ?

Aucune cache enfouie découverte dans l’est des États-Unis ne lui a été attribuée avec certitude. L’épave de son navire a livré des grains d’or, des canons et d’autres vestiges archéologiques.

Où Barbe Noire est-il mort ?

Il est mort à Ocracoke le 22 novembre 1718. Les hommes du lieutenant Robert Maynard l’ont tué lors d’un combat rapproché à bord du Jane.

Sources

  1. Oxford Dictionary of National Biography — Teach, Edward academic.oup.com
  2. Queen Anne’s Revenge Project — L’histoire de Barbe Noire qaronline.org
  3. South Carolina Encyclopedia — Barbe Noire scencyclopedia.org
  4. National Park Service — Barbe Noire (Edward Teach) nps.gov
  5. Wikipedia — Barbe Noire en.wikipedia.org
  6. Wikipedia — Pavillon de Barbe Noire en.wikipedia.org
  7. Queen Anne’s Revenge Project — Découverte de l’épave du navire de Barbe Noire qaronline.org
  8. East Carolina University — Une histoire de la piraterie east.ecu.edu
  9. National Geographic — Une découverte fortuite liée à Barbe Noire révèle les habitudes de lecture des pirates nationalgeographic.com

FAQ

Barbe Noire a-t-il vraiment existé ?

Oui. Barbe Noire était un pirate anglais désigné dans les archives sous les noms d’Edward Teach ou d’Edward Thatch. Il sévissait dans les Caraïbes et le long de la côte atlantique de l’Amérique du Nord au début du XVIIIe siècle.

D’où venait Barbe Noire ?

Barbe Noire était anglais. Une naissance à Bristol vers 1680 a été avancée, mais son lieu de naissance et son nom d’origine ne sont pas établis avec certitude.

À quoi ressemblait le pavillon de Barbe Noire ?

Un article de journal de 1718 décrit des pavillons noirs ornés de crânes et des pavillons rouges dans sa flotte. Aucun lien contemporain confirmé ne le rattache au célèbre squelette à cornes transperçant un cœur qui saigne.

A-t-on retrouvé le trésor enfoui de Barbe Noire ?

Aucune cache enfouie découverte sur la côte est des États-Unis n’a été reliée avec certitude à Barbe Noire. Les minuscules grains d’or récupérés dans l’épave de son navire constituent une découverte archéologique distincte.

Où et quand Barbe Noire est-il mort ?

Barbe Noire est mort à Ocracoke le 22 novembre 1718, en combattant des hommes de la Royal Navy commandés par le lieutenant Robert Maynard.

Image: Blackbeard the Pirate.jpg — Engraved by Benjamin Cole[1] (1695–1766), Public domain

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