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Qui était Jack l’Éventreur ? Faits établis et théories

Jack l’Éventreur est le tueur non identifié associé aux meurtres de cinq femmes dans le secteur de Whitechapel en 1888. Les archives conservées établissent les crimes, mais les lettres et les analyses ADN contestées n’ont pas permis d’établir son véritable nom.

10 min de lecture11 sourcesPublié le: 2 novembre 2026Dernière vérification: 2 novembre 2026
La rédaction de Köküne Kadar TVNotre politique en matière de sources
Qui était Jack l’Éventreur ? Faits établis et théories
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Qui était Jack l’Éventreur ? Identité et faits établis

Jack l’Éventreur (Karındeşen Jack en turc) est le surnom d’un tueur non identifié associé aux meurtres de cinq femmes dans le secteur de Whitechapel, à Londres, en 1888. Ces meurtres ont bien eu lieu. Les Archives nationales britanniques conservent des documents de l’enquête. Mais l’existence de ces archives ne suffit pas à transformer une identité supposée en identité établie.

Pour aborder l’affaire, il faut d’abord distinguer les crimes de leur attribution. Le dossier général des meurtres de Whitechapel couvre onze homicides commis entre le 3 avril 1888 et le 13 février 1891. Rien ne prouve qu’une seule personne les ait tous commis. Les cinq principales victimes constituent un groupe plus restreint au sein de cette enquête plus vaste.

Si vous voulez comprendre l’affaire, gardez ces deux groupes distincts. La présence d’une date dans le dossier de Whitechapel ne suffit pas à attribuer un meurtre supplémentaire à Jack l’Éventreur. Cette distinction compte autant pour le nombre de victimes que pour les théories sur le moment où le tueur aurait cessé de tuer.

Quel était le vrai nom de Jack l’Éventreur ?

Le véritable nom du tueur reste inconnu. Avant que le surnom de Jack l’Éventreur ne s’impose, on utilisait les appellations « meurtrier de Whitechapel » et « Tablier de cuir ». Ces noms étaient associés à l’affaire. Ils ne correspondaient pas à des identités personnelles vérifiées.

Une célèbre lettre signée « Jack the Ripper » est parvenue à la Central News Agency le 27 septembre 1888. Cette signature fait partie de l’histoire du surnom. À elle seule, elle ne permet ni d’identifier l’auteur des meurtres ni de prouver que celui de la lettre était le tueur.

Une autre lettre portant cette signature a été postée à Birmingham le 8 octobre 1888. Les Archives nationales britanniques la présentent comme un canular. Pensez à la différence, dans la vie quotidienne, entre un message signé et un expéditeur dont l’identité a été vérifiée : le nom figurant sur un message est une revendication d’auteur. Ce canular documenté montre pourquoi vous devez considérer avec prudence une signature attribuée à l’Éventreur.

Qui étaient les victimes de Jack l’Éventreur ?

Les cinq principales victimes étaient Mary Ann Nichols, Annie Chapman, Elizabeth Stride, Catherine Eddowes et Mary Jane Kelly. Toutes les cinq vivaient dans la pauvreté au moment de leur meurtre. Leurs conditions de vie doivent occuper une place centrale dans le récit, aux côtés des dates et des lieux de leur mort.

Le London Museum rejette l’affirmation générale selon laquelle ces cinq femmes étaient toutes des travailleuses du sexe. Il indique que Mary Jane Kelly est la seule dont on sait avec certitude qu’elle exerçait cette activité au moment des meurtres. Décrire tout le groupe de la même façon transforme une généralisation contestée en fait apparent.

L’inclusion de Stride parmi ces victimes soulève une autre question sur les agressions. Elle ne présentait pas de blessures abdominales comparables à celles infligées aux autres victimes. Selon une interprétation, elle aurait été tuée par un autre homme. Selon une autre, son agresseur aurait été interrompu. Aucune de ces explications ne doit être présentée comme un déroulement établi des événements.

Publié en 2019, le livre de Hallie Rubenhold, The Five: The Untold Lives of the Women Killed by Jack the Ripper, s’intéresse à la vie de ces femmes avant les meurtres. Son sujet permet de déplacer utilement le regard : Nichols, Chapman, Stride, Eddowes et Kelly avaient une histoire qui ne se résume pas à leur place dans une affaire non résolue.

Où Jack l’Éventreur a-t-il tué ?

Les principaux lieux se trouvaient dans les secteurs de Whitechapel, de Spitalfields et de la Cité de Londres. Le corps de Nichols a été retrouvé à Buck’s Row, à Whitechapel, vers 03 h 40 le 31 août 1888. Celui de Chapman a été découvert vers 06 h 00 le 8 septembre, dans la cour arrière du 29 Hanbury Street, à Spitalfields.

Le corps de Stride a été retrouvé vers 01 h 00 le 30 septembre à Dutfield’s Yard, près de Berner Street. Celui d’Eddowes a été découvert environ quarante-cinq minutes plus tard à Mitre Square, dans la Cité de Londres. Les deux découvertes ont eu lieu la même nuit. Leur proximité ne tranche toutefois pas le débat sur l’identité de l’agresseur de Stride.

Le corps de Kelly a été retrouvé le 9 novembre dans sa chambre, au 13 Miller’s Court, à Spitalfields. Ce lieu diffère de la rue, des cours et de la place où les autres corps ont été découverts. Lorsque vous repérez ces adresses, rappelez-vous que les heures de découverte consignées ne correspondent pas automatiquement à des heures de décès précises.

Chronologie

  • 3 avril 1888 : Début de la période couverte par le dossier général des meurtres de Whitechapel.
  • 31 août 1888 : Le corps de Mary Ann Nichols est retrouvé à Buck’s Row.
  • 8 septembre 1888 : Le corps d’Annie Chapman est retrouvé au 29 Hanbury Street.
  • 27 septembre 1888 : La lettre signée « Jack the Ripper » parvient à la Central News Agency.
  • 30 septembre 1888 : Elizabeth Stride et Catherine Eddowes sont tuées la même nuit.
  • 9 novembre 1888 : Le corps de Mary Jane Kelly est retrouvé au 13 Miller’s Court.
  • 13 février 1891 : Fin de la période couverte par le dossier général des meurtres de Whitechapel.
  • 12 mars 2019 : L’étude contestée sur le châle et l’ADN paraît en ligne.
  • 12 août 2024 : La revue publie une expression de préoccupation concernant l’étude.
  • 4 avril 2025 : Un rectificatif ajoute la déclaration de financement manquante de l’étude.

L’ADN a-t-il permis d’identifier Jack l’Éventreur ?

Une étude de Jari Louhelainen et David Miller, publiée en ligne le 12 mars 2019, a fait état de correspondances ADN obtenues à partir d’un châle associé à l’affaire. Les affirmations entourant cette analyse désignaient Aaron Kosminski, un barbier polonais. Cette identification proposée reste non démontrée.

Les objections concernent à la fois l’objet et les éléments génétiques. Le châle a été présenté comme provenant de la scène du meurtre d’Eddowes. L’historienne Hallie Rubenhold a déclaré qu’aucun document historique ne le reliait à Eddowes. Faute de lien établi, l’origine revendiquée du châle reste un point de désaccord.

Des spécialistes ont aussi souligné les limites de l’ADN mitochondrial. De nombreuses personnes appartenant à une même lignée maternelle peuvent partager cet ADN. Une correspondance mitochondriale annoncée ne désigne donc pas nécessairement un individu unique. Pour évaluer l’affirmation concernant Kosminski, on ne peut pas simplement assimiler le mot « correspondance » à une identification personnelle.

Le 12 août 2024, le Journal of Forensic Sciences a publié une expression de préoccupation officielle. La revue indiquait que les objections aux conclusions ne pouvaient pas être résolues, car les données originales d’ADN mitochondrial ne pouvaient pas être fournies. Cet avis constitue un élément essentiel de tout récit présentant l’étude comme une résolution de l’affaire.

Un rectificatif publié le 4 avril 2025 a ajouté une déclaration de financement manquante concernant les dotations institutionnelles annuelles des chercheurs. Il portait sur la déclaration du financement. Il n’a pas résolu les objections exposées dans l’expression de préoccupation.

D’où venait Jack l’Éventreur ?

Les lieux des meurtres établissent un lien avec Londres. Ils ne permettent pas de déterminer le lieu de naissance du tueur. La description d’Aaron Kosminski comme barbier polonais relève d’une proposition d’identification. Elle ne peut pas établir l’origine du tueur non identifié tant que cette identification reste contestée.

Le London Museum décrit aussi comme une supposition antisémite sans preuve le soupçon, largement répandu en 1888, selon lequel le tueur devait être juif. Ce soupçon témoigne des préjugés qui entouraient l’affaire. Il ne constitue pas une base fiable pour attribuer une origine au tueur.

Qu’est devenu Jack l’Éventreur ?

Selon le London Museum, la police a mené des milliers d’entretiens, mais personne n’a été formellement inculpé pour les meurtres de Jack l’Éventreur. L’ampleur de l’enquête et son échec à aboutir à une inculpation sont deux éléments établis de son histoire.

Des théories expliquent l’arrêt des meurtres par la mort, l’emprisonnement, l’internement ou l’émigration du tueur. Elles restent des explications proposées. Aucune ne fournit de récit vérifié du sort du tueur non identifié. Le dossier général de Whitechapel couvre par ailleurs des homicides jusqu’au 13 février 1891.

Des détails que vous ne trouverez pas dans les guides

Aucune des cinq principales victimes n’était née à Whitechapel, même si toutes y avaient vécu. Ce lien commun avec le quartier ne doit pas effacer leurs origines différentes. Whitechapel faisait partie de leur vie, sans être un lieu de naissance partagé par les cinq femmes.

Elizabeth Stride s’est installée à Londres après avoir quitté la Suède. Elle et son mari tenaient un café. Ce détail lui redonne une place concrète dans la vie quotidienne et le monde du travail, au-delà du récit de la découverte de son corps.

Les archives de l’enquête conservent aussi des propositions pratiques. Dans une lettre datée du 9 octobre 1888, Charles Warren recommandait une communication plus étroite entre la Metropolitan Police et la City of London Police. Sa correspondance atteste que la coordination entre les deux forces de police était un sujet de préoccupation.

En 1888, Warren a également écrit à l’éleveur de chiens Percy Lindley au sujet de l’utilisation de chiens de pistage dans l’enquête. Une lettre d’un citoyen datée du 11 novembre proposait que des policiers s’habillent en femmes pour capturer le tueur. Ces documents consignent des suggestions. Leur existence ne prouve pas que les méthodes proposées aient réussi.

FAQ

Jack l’Éventreur a-t-il vraiment existé ?

Les meurtres de Whitechapel ont bien eu lieu, et les Archives nationales britanniques conservent des documents de l’enquête. Jack l’Éventreur était un surnom associé au tueur non identifié, et non un véritable nom vérifié.

Qui étaient les cinq principales victimes ?

Il s’agissait de Mary Ann Nichols, Annie Chapman, Elizabeth Stride, Catherine Eddowes et Mary Jane Kelly. Leurs corps ont été découverts entre le 31 août et le 9 novembre 1888.

A-t-on prouvé qu’Aaron Kosminski était Jack l’Éventreur ?

L’analyse contestée du châle n’a abouti à aucune identification confirmée. Les questions sur le lien entre le châle et Eddowes, ainsi que sur les résultats ADN, restent centrales, au même titre que l’expression de préoccupation publiée par la revue en 2024.

Les onze meurtres de Whitechapel ont-ils été commis par une seule personne ?

Cela n’a pas été prouvé. Les onze affaires du dossier général s’étendent du 3 avril 1888 au 13 février 1891. Elles ne doivent pas être automatiquement considérées comme onze victimes avérées d’un même tueur.

Sources

  1. Wikipédia — Jack l’Éventreur tr.wikipedia.org
  2. The National Archives — Lettre canular signée « Jack the Ripper » nationalarchives.gov.uk
  3. Oxford Dictionary of National Biography — Jack l’Éventreur academic.oup.com
  4. Wikipédia — Jack l’Éventreur en.wikipedia.org
  5. London Museum — Jack l’Éventreur londonmuseum.org.uk
  6. The National Archives — Documents pédagogiques sur Jack l’Éventreur cdn.nationalarchives.gov.uk
  7. Journal of Forensic Sciences — Analyse médico-légale d’un châle lié aux meurtres de Jack l’Éventreur onlinelibrary.wiley.com
  8. Smithsonian Magazine — Non, nous ne pouvons toujours pas confirmer l’identité de Jack l’Éventreur smithsonianmag.com
  9. Journal of Forensic Sciences — Expression de préoccupation onlinelibrary.wiley.com
  10. Journal of Forensic Sciences — Rectificatif à : Analyse médico-légale d’un châle onlinelibrary.wiley.com
  11. TIME — Un nouveau livre sur les victimes de Jack l’Éventreur veut changer la donne time.com

FAQ

Jack l’Éventreur a-t-il vraiment existé ?

Les meurtres de Whitechapel ont bien eu lieu, et les Archives nationales britanniques conservent des documents de l’enquête. Jack l’Éventreur était un surnom associé au tueur non identifié.

Quel était le vrai nom de Jack l’Éventreur ?

Le véritable nom du tueur reste inconnu. Les affirmations désignant Aaron Kosminski à partir de l’ADN prélevé sur un châle n’ont pas permis d’établir son identité.

Qui étaient les cinq principales victimes ?

Il s’agissait de Mary Ann Nichols, Annie Chapman, Elizabeth Stride, Catherine Eddowes et Mary Jane Kelly. Leurs corps ont été découverts entre le 31 août et le 9 novembre 1888.

L’ADN a-t-il permis de résoudre l’affaire Jack l’Éventreur ?

L’étude contestée du châle n’a abouti à aucune identification confirmée. Le Journal of Forensic Sciences a publié une expression de préoccupation en 2024, car les objections ne pouvaient pas être résolues sans les données originales d’ADN mitochondrial.

Image: JacktheRipper1888.jpg — R. Taylor (R. & E. Taylor (Firm)), Public domain

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