Histoire mondiale

Musée de l’Ermitage : du palais des tsars au musée mondial

Né de l’achat de 225 tableaux par Catherine II en 1764, l’Ermitage est devenu un musée d’État qui conserve plus de trois millions d’objets. Son histoire relie les collections impériales, l’ouverture au public, la révolution et l’évacuation pendant la guerre aux bâtiments et aux collections que vous pouvez découvrir aujourd’hui.

10 min de lecture16 sourcesPublié le: 2 novembre 2026Dernière vérification: 2 novembre 2026
La rédaction de Köküne Kadar TVNotre politique en matière de sources
Musée de l’Ermitage : du palais des tsars au musée mondial
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Où se trouve le musée de l’Ermitage en Russie ?

Le musée d’État de l’Ermitage se trouve au bord de la Neva, à Saint-Pétersbourg, en Russie. Il occupe plusieurs bâtiments historiques, dont le palais d’Hiver. Ses collections réunissent plus de trois millions d’œuvres d’art et d’objets culturels. Ses débuts étaient pourtant bien plus modestes : un achat de 225 tableaux par Catherine II en 1764.

Pour comprendre l’Ermitage, commencez par le lien entre ses salles et ses collections. Le palais d’Hiver a été construit avant l’achat fondateur de Catherine II. Le Nouvel Ermitage est venu plus tard, puis les collections impériales ont ouvert au public en 1852. L’architecture des palais et l’histoire du musée se sont développées ensemble, mais selon des calendriers distincts.

Comment la collection de Catherine II est-elle devenue l’Ermitage ?

En 1764, Catherine II achète une collection d’art au marchand berlinois Johann Ernst Gotzkowsky. Le musée fait remonter sa fondation à cet achat. Selon son récit historique, la collection comptait 225 tableaux, principalement de maîtres hollandais et flamands. La peinture constitue ainsi le point de départ d’une institution qui conserve aujourd’hui aussi des objets archéologiques, des sculptures et des monnaies.

Le nom garde la trace de l’univers privé de Catherine II. Le mot français ermitage désigne un lieu de retraite. Catherine recevait les membres de son cercle intime au Petit Ermitage. Le nom associé à ce cadre a fini par désigner l’ensemble du complexe muséal. Un mot évoquant le retrait du monde est devenu le nom d’une institution publique.

L’ouverture au public intervient en 1852, sous le règne de Nicolas Ier. L’inauguration du Nouvel Ermitage permet aux visiteurs de découvrir les collections impériales. Cette date marque une étape différente de celle de 1764. La première correspond à l’achat fondateur. La seconde correspond à l’ouverture des collections au public.

Du palais d’Hiver au Nouvel Ermitage

Francesco Bartolomeo Rastrelli construit le palais d’Hiver entre 1754 et 1762. C’est l’un des principaux bâtiments de l’Ermitage. Sa construction précède donc l’achat de Catherine II auprès de Gotzkowsky. Lorsque vous regardez le palais comme une partie du musée, vous découvrez un bâtiment dont l’histoire a commencé avant la fondation officielle de la collection.

Un grave incendie frappe le palais d’Hiver en 1837. Vassili Stassov réaménage ensuite ses intérieurs. L’histoire du bâtiment comprend donc sa construction initiale et une importante intervention après l’incendie. Le palais avait déjà connu des transformations majeures lorsqu’il est devenu une partie du musée d’État.

Le Nouvel Ermitage est construit entre 1842 et 1851. Leo von Klenze en dessine les plans, tandis que Vassili Stassov et Nikolaï Efimov supervisent les travaux. Son achèvement précède l’ouverture au public en 1852. Ces dates montrent comment l’agrandissement des bâtiments du musée a accompagné l’évolution de l’accès aux collections impériales.

Révolution, ventes et sauvegarde des collections

Après la révolution d’Octobre de 1917, l’Ermitage et le palais d’Hiver sont déclarés musées d’État. Des collections privées nationalisées enrichissent les fonds du musée. Le changement touche à la fois la propriété et le contenu de l’institution. Des collections auparavant privées intègrent le musée d’État.

Des œuvres quittent aussi l’Ermitage. En 1931, Andrew Mellon achète 21 œuvres d’art au musée. Elles rejoignent ensuite le noyau de la collection fondatrice de la National Gallery of Art de Washington. L’histoire internationale de l’Ermitage comprend donc des départs d’œuvres, tout autant que des acquisitions.

En 1941, avant le début du siège de Leningrad, une part importante de la collection est évacuée. Deux trains transportent des œuvres jusqu’à Sverdlovsk, aujourd’hui Ekaterinbourg. Les objets évacués reviennent en octobre 1945. L’Ermitage rouvre en novembre 1945 : le retour des collections s’accompagne ainsi du rétablissement de l’accès au public.

Un autre transfert majeur suit en 1948. Après la fermeture du musée d’Art moderne occidental de Moscou, l’Ermitage reçoit 316 œuvres. Parmi elles figurent des œuvres de Matisse et de Picasso. Les fonds du musée continuent donc d’évoluer après l’évacuation pendant la guerre et le retour des collections.

Chronologie

  • 1754–1762 : construction du palais d’Hiver de Rastrelli.
  • 1764 : Catherine II achète la collection Gotzkowsky, un achat reconnu comme l’acte fondateur de l’Ermitage.
  • 1837 : un grave incendie frappe le palais d’Hiver.
  • 1842–1851 : construction du Nouvel Ermitage.
  • 1852 : les collections impériales ouvrent au public.
  • 1914 : l’Ermitage acquiert la Madone Benois de Léonard de Vinci.
  • 1917 : l’Ermitage et le palais d’Hiver deviennent des musées d’État après la révolution.
  • 1931 : Andrew Mellon achète 21 œuvres d’art à l’Ermitage.
  • 1941 : deux trains évacuent une part importante des collections vers Sverdlovsk.
  • Novembre 1945 : le musée rouvre après le retour des collections évacuées.
  • 1948 : l’Ermitage reçoit 316 œuvres du musée d’Art moderne occidental de Moscou.
  • 1950 : le tapis de Pazyryk entre dans la collection après sa découverte en 1949.

Que voir au musée de l’Ermitage ?

La Madone Benois de Léonard de Vinci entre à l’Ermitage en 1914. Datée d’environ 1478–1480, elle mesure 49,5 sur 33 centimètres. Ces dimensions permettent une comparaison concrète : un tableau célèbre peut prendre moins de place sur un mur de votre logement que vous ne l’imaginez. La taille de l’institution ne détermine pas celle de chaque objet.

Le Retour du fils prodigue de Rembrandt fait également partie de la collection. Le Club des amis de l’Ermitage le présente comme l’un des symboles du musée. Avec le tableau de Léonard de Vinci, il offre un point de départ concret pour aborder l’Ermitage par ses peintures.

Les collections françaises impressionnistes et postimpressionnistes comprennent des œuvres de Monet, Renoir, Van Gogh et Gauguin. Elles sont exposées dans l’aile est du bâtiment de l’État-major. Si vous préparez votre visite autour de ces artistes, le bâtiment compte autant que le nom du musée. Leurs œuvres sont présentées dans une partie précise de l’institution.

Le tapis de Pazyryk élargit le parcours au-delà de la peinture. Le musée date ce tapis en laine à points noués des Ve–IVe siècles av. J.-C. Il mesure 183 sur 200 centimètres et porte le numéro d’inventaire 1687-93. Sergueï Roudenko le découvre en 1949 lors de fouilles dans le cinquième kourgane de Pazyryk, dans l’Altaï. Il entre à l’Ermitage en 1950.

Des détails que vous ne trouverez pas dans les guides

L’Ermitage célèbre l’anniversaire de sa fondation le 7 décembre, jour de la Sainte-Catherine. Sa fondation est datée de l’achat de 1764, tandis que sa célébration annuelle occupe cette place précise dans le calendrier. Cet anniversaire conserve le lien entre le musée et Catherine II.

La tradition des chats du musée remonte aux environs de 1745. L’impératrice Élisabeth fait venir des chats au palais pour lutter contre les rongeurs. Cette réponse pratique à un problème domestique est entrée dans l’histoire de l’Ermitage. La tradition précède l’acquisition fondatrice de Catherine II.

James Cox réalise l’horloge du Paon dans les années 1770. Son cadran est dissimulé dans le chapeau d’un champignon intégré à la composition. L’horloge arrive à Saint-Pétersbourg en pièces détachées en 1781. Le mécanicien russe Ivan Koulibine la remet en état de marche. Son histoire associe une création décorative au travail concret d’assemblage d’un mécanisme.

Pendant le siège de Leningrad, Pavel Goubtchevski, employé du musée, conduit des visites dans des salles dont les tableaux ont été évacués. Il décrit les peintures à partir de leurs cadres vides. Les œuvres sont absentes, mais les visites se poursuivent grâce à leur évocation orale. Cet épisode donne une dimension humaine à l’évacuation pendant la guerre.

Quelle est la taille du musée de l’Ermitage ?

L’Ermitage conserve plus de trois millions d’œuvres d’art et d’objets culturels. Ses collections couvrent la peinture, les arts graphiques, la sculpture, les arts appliqués, l’archéologie et la numismatique. Cette diversité explique pourquoi la peinture seule ne suffit pas à comprendre le musée. Le tapis de Pazyryk et l’horloge du Paon appartiennent à la même institution que les œuvres de Léonard de Vinci et de Rembrandt.

Culture.ru mentionne environ 350 salles d’exposition et indique qu’il faut parcourir au moins 20 kilomètres pour toutes les traverser. Vous pouvez vous appuyer sur cette distance pour définir vos priorités de visite. Le palais d’Hiver, les peintures du bâtiment de l’État-major et des objets précis comme le tapis de Pazyryk offrent différents points de départ.

Musée de l’Ermitage : billets et horaires d’ouverture

La page officielle de billetterie consultée le 25 octobre 2026 indiquait une entrée de 500–1 200 roubles pour le complexe principal du musée. L’entrée au bâtiment de l’État-major était affichée à 700 roubles. Les billets électroniques sont mis en vente environ une à quatre semaines avant la date de visite. Les guichets vendent uniquement des billets pour le jour même.

Les horaires officiels consultés à cette date indiquaient une ouverture du complexe principal de 11 h 00 à 20 h 00 les mardis, vendredis et samedis. Les mercredis, jeudis et dimanches, les horaires étaient de 11 h 00 à 18 h 00. Le complexe est fermé le lundi, le 1er janvier et le 9 mai. Les guichets ferment une heure avant le musée.

Les enfants de moins de 14 ans peuvent visiter gratuitement le complexe principal les jours d’ouverture, quelle que soit leur nationalité. Pour une visite en famille, tenez compte de cette règle, des horaires et des modalités de billetterie. Les pages officielles consacrées aux visites et aux billets donnent les informations nécessaires à la préparation de votre venue.

Photos et visites virtuelles du musée de l’Ermitage

La visite virtuelle officielle vous permet notamment d’explorer l’escalier du Jourdain du palais d’Hiver. Elle comprend aussi la galerie de l’Histoire de la peinture antique du Nouvel Ermitage. Ces vues en ligne permettent d’examiner ces intérieurs avant une visite ou de les retrouver ensuite. Elles relient également l’histoire architecturale du musée aux salles que vous pouvez découvrir à l’écran.

FAQ

Où se trouve le musée de l’Ermitage ?

Le musée d’État de l’Ermitage se trouve à Saint-Pétersbourg, en Russie, au bord de la Neva. Ses bâtiments historiques comprennent le palais d’Hiver.

Quand est-il devenu un musée ouvert au public ?

Les collections impériales ont ouvert au public en 1852, sous Nicolas Ier. Cette ouverture a suivi la construction du Nouvel Ermitage entre 1842 et 1851.

Combien coûtent les billets ?

La page officielle consultée le 25 octobre 2026 indiquait des billets de 500–1 200 roubles pour le complexe principal du musée. L’entrée au bâtiment de l’État-major coûtait 700 roubles.

Peut-on le visiter en ligne ?

Oui. La visite virtuelle officielle comprend l’escalier du Jourdain et la galerie de l’Histoire de la peinture antique, parmi d’autres espaces du musée.

Sources

  1. Musée d’État de l’Ermitage — L’Ermitage en faits et en chiffres hermitagemuseum.org
  2. Musée d’État de l’Ermitage — Les collections de l’Ermitage, 1764–1852 hermitagemuseum.org
  3. Musée d’État de l’Ermitage — Histoire de l’Ermitage hermitagemuseum.org
  4. Musée d’État de l’Ermitage — Rapport annuel 2015 hermitagemuseum.org
  5. Wikipédia — Ermitaj Müzesi tr.wikipedia.org
  6. Wikipédia — Musée de l’Ermitage en.wikipedia.org
  7. Culture.ru — Le principal palais de l’Empire russe culture.ru
  8. Hermitage Foundation UK — La Madone Benois hermitagefoundation.co.uk
  9. Club des amis de l’Ermitage — Exposition Lc 15, 11–32 support.hermitagemuseum.org
  10. Musée d’État de l’Ermitage — Tapis de Pazyryk hermitagemuseum.org
  11. Google Arts & Culture — Pourquoi des chats vivent-ils au musée de l’Ermitage ? artsandculture.google.com
  12. Musée d’État de l’Ermitage / Google Arts & Culture — L’horloge du Paon artsandculture.google.com
  13. Musée d’État de l’Ermitage — L’Ermitage pendant la guerre hermitagemuseum.org
  14. Musée d’État de l’Ermitage — Site officiel et visite virtuelle hermitagemuseum.org
  15. Musée d’État de l’Ermitage — Billetterie en ligne hermitagemuseum.org
  16. Musée d’État de l’Ermitage — Préparer votre visite hermitagemuseum.org

FAQ

Où se trouve le musée de l’Ermitage ?

Le musée d’État de l’Ermitage se trouve à Saint-Pétersbourg, en Russie. Ses bâtiments historiques bordent la Neva.

Quand le musée de l’Ermitage a-t-il ouvert au public ?

Les collections impériales ont ouvert au public en 1852, sous le règne de Nicolas Ier, avec l’ouverture du Nouvel Ermitage.

Combien coûtent les billets du musée de l’Ermitage ?

La page officielle de billetterie consultée le 25 octobre 2026 indiquait des billets de 500–1 200 roubles pour le complexe principal du musée et une entrée à 700 roubles pour le bâtiment de l’État-major.

Peut-on visiter l’Ermitage en ligne ?

La visite virtuelle officielle comprend notamment l’escalier du Jourdain du palais d’Hiver et la galerie de l’Histoire de la peinture antique du Nouvel Ermitage.

Image: Hermitage West facade Saint Petersburg.jpg — This Photo was taken by Wolfgang Moroder.

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